Une sage m’a conseillée dernièrement de m’interroger sur mes propres conceptions de la féminité et de la maternité. J’ai pataugé pendant quelques jours, ne sachant pas très bien par où commencer, jusqu’à ce que je m’affale devant un match du Canadien de Montréal et que je me fusionne à Carey Price. Du coup j’ai compris : les gardiens de buts sont les mères au foyer du hockey!
Je me voyais très bien en lui, matelassée moi aussi d’une deuxième couche protectrice dont j’ai hérité suite à la naissance des enfants, seule à garder mon petit nid pendant que mon attaquant de mari patine au front. Les gardiens comme les mamans sont tous deux victimes de l’horrible pression constante qui nous oblige à rester vigilants et à notre poste sans changement de garde. À moins que l’équipe ne coule mais ça c’est une autre histoire…
On est les gardiens du graal, confinés à notre cage pendant que le reste de l’équipe va récolter des points. Nous on ne fait pas partie de la production ; on doit préserver les acquis. On applaudit quand notre coéquipier score, et on encaisse la responsabilité quand c’est nous qui nous faisons déjouer. Bien sûr devant les grands exploits on récolte un peu de gloire, devant un jeu blanc par exemple ou un bulletin exceptionnel, mais sinon on se rabat sur la première loge pour assister aux buts des autres.
Mais le pire obstacle qui incombe à notre statut je pense est sans conteste les maudits tirs de barrages ou les lancers de pénalité. Tout repose sur nos épaules. Et quand ça a le malheur de rentrer, peu importe ce qui a été arrêté avant, y a rien de plus instable qu’une auréole de gardien, qu'il garde un but ou un nid.
Je donne peut-être l’impression de maudire mon sort mais ce n’est pas le cas. J’ai choisi ma profession avec la même lucidité que Carey probablement. Et je n’échangerais pas mes trésors contre les siens. Même si l’horaire est dingue et la liberté restreinte, même si on doit faire passer nos propres intérêts après ceux de l’équipe et renoncer à être de ceux qui marquent, même si on se sent parfois bien seul quand tous les autres sont en zone adverse, et surtout même si notre rôle est souvent très ingrat; on est la force tranquille de l’équipe, le pilier sur lequel les autres peuvent se reposer, le symbole réconfortant du domicile.
Bon été Carey, même si tu continueras de travailler, t’as au moins la chance de pouvoir faire tomber un peu la pression, maudit chanceux! T'es une espèce de gardien qui a la garde partagée finalement…
dimanche 12 avril 2009
samedi 11 avril 2009
Leçon de relativité (chroniques de maternelle)
Bien sûr tout est relatif… et ce résultat est indirectement proportionnel à l'âge du penseur. Justement hier, comme explication des différences entre les filles et les garçons j’ai eu droit à ceci
Marilys : « Les garçons comme Migaël et Papa aiment mieux être les meilleurs, et les filles comme moi, Myria et Maman préfèrent qu’on les aime »
Myria: « Non, moi j’aime les poneys! »
Voilà, tout est relatif!
Marilys : « Les garçons comme Migaël et Papa aiment mieux être les meilleurs, et les filles comme moi, Myria et Maman préfèrent qu’on les aime »
Myria: « Non, moi j’aime les poneys! »
Voilà, tout est relatif!
vendredi 10 avril 2009
Miss Marilys (chanson)
On a choisi pour toi la fleur de notre pays
Cet été 2001 qui t’as poussé d’ton nid
Pour venir fleurir notre généalogie
Qui creusait ses racines dans un p’tit 4 et demi
Miss Marilys, Miss Marilys, Miss Marilys, Miss Marilys
T’es sortie en criant tout c’que t’avais dans l’cœur
Ça a duré un an, tous les jours, toutes les heures
Et tu traînes toujours cette humeur d’ascenseur
Qui te fait fondre en larmes et rêver en couleurs
Reste comme ça Marilys
Tu es mon oasis
Quand t’es là tu esquisses
Une vie pleine de délices
Tu embellis « jadis »
T’es sa décoratrice
T’es une vraie humoriste
A’ec ta boîte à malices
Quand j’essaie d’te r’trouver dans le vedettariat
J’hésite ent’ Lady Di ou bien mère Thérésa
Mais quand tu changes tes jupes en costumes d’apparat
J’ai ben peur que tu sois le sosie d’Madonna
Miss Marilys, Miss Marilys, Miss Marilys, Miss Marilys
Je te souhaite, toi qui es disciple d’Aphrodite
De pas dev’nir victime d’la sacré cellulite
Qui s’rait sûrement pour toi synonyme de faillite
Ou un appel divin pour les sœurs Carmélite
Tu sais bien Marilys
Tu s’ras l’impératrice
De tous les artifices
Qui clinquent et embellissent
Tu es sur ton trente-six
Même pleine de dentifrice
Tu l’auras Adonis
Tu es Miss… séductrice
J’me d’mande c’que tu vas faire quand tu s’ras parvenue
À ton indépendance à choisir ton statut
Même si ça fait longtemps que tu connais ton but
Crois-moi pour être princesse, y existe pas d’entrevues
Miss Marilys, Miss Marilys, Miss Marilys, Miss Marilys
Je sais ben qu’t’en peux pus d’être une enfant d’cinq ans
Tu t’vois déjà mariée a’ec ta dizaine d’enfants
Que tu sauras élever, en t’nant d’tes engagements
À sauver la planète pis tous les indigents
T’en fais pas Marilys
Tu les auras tes p’tits
Pis c’est sûr que les dix
S’ront des enfants bénis
D’être nés de tes cuisses
Qui dès ton premier cri
Ont su que ta matrice
S’rait le centr’ de ta vie
T’es une artiste née dans tout ce que tu fais
J’suis sûre qu’un jour ton nom s’ra à côté d’Monnet
T’as le droit d’être dans’ lune, de nager dans l’abstrait
T’es une fée-lutine, celle dont je rêvais
Miss Marilys, Miss Marilys, Miss Marilys, Miss Marilys
J’te promets Marilys
Je s’rai toujours complice
De tes joies, d’tes abysses
J’suis ton adoratrice
Tu me mets au supplice
De rester en coulisse
En simpl’ imitatrice
De toi la grande actrice
Tu es ma Marilys…
J’en ai… la cicatrice
Cet été 2001 qui t’as poussé d’ton nid
Pour venir fleurir notre généalogie
Qui creusait ses racines dans un p’tit 4 et demi
Miss Marilys, Miss Marilys, Miss Marilys, Miss Marilys
T’es sortie en criant tout c’que t’avais dans l’cœur
Ça a duré un an, tous les jours, toutes les heures
Et tu traînes toujours cette humeur d’ascenseur
Qui te fait fondre en larmes et rêver en couleurs
Reste comme ça Marilys
Tu es mon oasis
Quand t’es là tu esquisses
Une vie pleine de délices
Tu embellis « jadis »
T’es sa décoratrice
T’es une vraie humoriste
A’ec ta boîte à malices
Quand j’essaie d’te r’trouver dans le vedettariat
J’hésite ent’ Lady Di ou bien mère Thérésa
Mais quand tu changes tes jupes en costumes d’apparat
J’ai ben peur que tu sois le sosie d’Madonna
Miss Marilys, Miss Marilys, Miss Marilys, Miss Marilys
Je te souhaite, toi qui es disciple d’Aphrodite
De pas dev’nir victime d’la sacré cellulite
Qui s’rait sûrement pour toi synonyme de faillite
Ou un appel divin pour les sœurs Carmélite
Tu sais bien Marilys
Tu s’ras l’impératrice
De tous les artifices
Qui clinquent et embellissent
Tu es sur ton trente-six
Même pleine de dentifrice
Tu l’auras Adonis
Tu es Miss… séductrice
J’me d’mande c’que tu vas faire quand tu s’ras parvenue
À ton indépendance à choisir ton statut
Même si ça fait longtemps que tu connais ton but
Crois-moi pour être princesse, y existe pas d’entrevues
Miss Marilys, Miss Marilys, Miss Marilys, Miss Marilys
Je sais ben qu’t’en peux pus d’être une enfant d’cinq ans
Tu t’vois déjà mariée a’ec ta dizaine d’enfants
Que tu sauras élever, en t’nant d’tes engagements
À sauver la planète pis tous les indigents
T’en fais pas Marilys
Tu les auras tes p’tits
Pis c’est sûr que les dix
S’ront des enfants bénis
D’être nés de tes cuisses
Qui dès ton premier cri
Ont su que ta matrice
S’rait le centr’ de ta vie
T’es une artiste née dans tout ce que tu fais
J’suis sûre qu’un jour ton nom s’ra à côté d’Monnet
T’as le droit d’être dans’ lune, de nager dans l’abstrait
T’es une fée-lutine, celle dont je rêvais
Miss Marilys, Miss Marilys, Miss Marilys, Miss Marilys
J’te promets Marilys
Je s’rai toujours complice
De tes joies, d’tes abysses
J’suis ton adoratrice
Tu me mets au supplice
De rester en coulisse
En simpl’ imitatrice
De toi la grande actrice
Tu es ma Marilys…
J’en ai… la cicatrice
jeudi 9 avril 2009
Cas' de poil! (chroniques de maternelle)
On a vécu un drame ce matin: il fait trop chaud pour que Myria puisse mettre le cas' de poil que Grand-Papa André lui a donné! Hier elle a insisté pour le mettre à l'école mais elle est revenue en sueur en se plaignant qu'elle avait chaud. Je lui ai dit que ce n'était plus la saison, qu'elle n'avait pas à s'en faire, il lui ferait encore l'hiver prochain mais elle n'a pas voulu qu'on le range. Je lui ai alors proposé de l'exposer dans sa chambre, qu'elle puisse le voir tous les jours mais elle a trouvé une autre solution: elle va l'apporter à l'école et va s'en servir comme doudou pour la sieste!!!
C'est son chapeau d'amour préféré au monde entier!
mercredi 8 avril 2009
Myriade de Myria (chanson)
Tu commences toujours le récit de ta journée
Des mille et un détails de tout c’que t’as mangé
En nous rappelant bien sûr le menu de la veille
Du lever au coucher du soleil!
Quand tu joues la maman, c’est pour faire à manger
Que ce soit d’la bouette ou d’la pâte à modeler
Même avec des crayons, tu n’fais que dessiner
Tout c’que tu voudrais avaler!
Douce Myria
T’es aussi pétillante
Que d’la barbapapa
Tendre Myria
Encore plus croustillante
Qu’un bol de granola
Toujours réconfortante!
Y a rien d’plus important que tes bobos chéris
Que tu peux présenter comme des vieux amis
Surtout celui qu’t’as eu derrière ton p’tit g’nou
En t’prenant une armoire casse-cou!
Il y a aussi tes bottines, haïssables copines
Qui te font en dormant des pieds de ballerines
Pour corriger ta pose de bébé utérin
En boule et tassé dans son coin!
Douce Myria
T’es aussi pétillante
Que d’la barbapapa
Tendre Myria
Encore plus croustillante
Qu’un bol de granola
Toujours réconfortante!
Quand tu dis qu’tu t’ennuies, t’as qu’deux mots à la bouche
C’est Céline et Chantal toujours à la rescousse
Parce qu’elles sont tout comme toi des marshmallows fondants
Des fées marraines au bois dormant!
T’es la meilleure amie de tous les animaux
Ta deuxième famille est parmi les chevaux
Ta chambre en est remplie, on n’peut plus te border
Sans entendre hennir sous nos pieds!
Douce Myria
T’es aussi pétillante
Que d’la barbapapa
Tendre Myria
Encore plus croustillante
Qu’un bol de granola
Toujours réconfortante!
Relève un peu la tête, montre-nous tes beaux yeux
Si tu es trop timide tu f’ras des malheureux
Parc’que dès qu’on a vu ton sourire moqueur
On est à jamais demandeurs!
Douce Myria
T’es aussi pétillante
Que d’la barbapapa
Tendre Myria
Encore plus croustillante
Qu’un bol de granola
Toujours réconfortante!
Des mille et un détails de tout c’que t’as mangé
En nous rappelant bien sûr le menu de la veille
Du lever au coucher du soleil!
Quand tu joues la maman, c’est pour faire à manger
Que ce soit d’la bouette ou d’la pâte à modeler
Même avec des crayons, tu n’fais que dessiner
Tout c’que tu voudrais avaler!
Douce Myria
T’es aussi pétillante
Que d’la barbapapa
Tendre Myria
Encore plus croustillante
Qu’un bol de granola
Toujours réconfortante!
Y a rien d’plus important que tes bobos chéris
Que tu peux présenter comme des vieux amis
Surtout celui qu’t’as eu derrière ton p’tit g’nou
En t’prenant une armoire casse-cou!
Il y a aussi tes bottines, haïssables copines
Qui te font en dormant des pieds de ballerines
Pour corriger ta pose de bébé utérin
En boule et tassé dans son coin!
Douce Myria
T’es aussi pétillante
Que d’la barbapapa
Tendre Myria
Encore plus croustillante
Qu’un bol de granola
Toujours réconfortante!
Quand tu dis qu’tu t’ennuies, t’as qu’deux mots à la bouche
C’est Céline et Chantal toujours à la rescousse
Parce qu’elles sont tout comme toi des marshmallows fondants
Des fées marraines au bois dormant!
T’es la meilleure amie de tous les animaux
Ta deuxième famille est parmi les chevaux
Ta chambre en est remplie, on n’peut plus te border
Sans entendre hennir sous nos pieds!
Douce Myria
T’es aussi pétillante
Que d’la barbapapa
Tendre Myria
Encore plus croustillante
Qu’un bol de granola
Toujours réconfortante!
Relève un peu la tête, montre-nous tes beaux yeux
Si tu es trop timide tu f’ras des malheureux
Parc’que dès qu’on a vu ton sourire moqueur
On est à jamais demandeurs!
Douce Myria
T’es aussi pétillante
Que d’la barbapapa
Tendre Myria
Encore plus croustillante
Qu’un bol de granola
Toujours réconfortante!
mardi 7 avril 2009
Neuf ans (lettre)
Neuf ans d’amour… une miette d’éternité… Et pourtant j’ai l’impression que ma vie d’avant n’était qu’un prélude. Une introduction à Toi. Et maintenant je vis au pays de ton inépuisable créativité, de ton amour universel et de ton énergie rugbyesque.
Ce matin, Migaël (notre ainé, 7 ans) m’a demandé combien de semaines il me restait à vivre, d’un ton qui me laissait présumer qu’il n’aurait pas été étonné que je lui réponde « plus que quelques jours, mon amour ». Et j’ai réalisé à quel point je suis l’éternel passé pour lui qui n’aurait pu exister sans la magie de notre rencontre. Sa question se résume à « combien de temps vont-ils encore être là » puisque malgré les leçons de généalogie, pour lui nous avons été créés en même temps que Dieu a fait le ciel et les océans. Peut-être même avant d’ailleurs. Notre neuf ans pour lui doit plus symboliser quelques milliers d’années :o)
Pour moi aussi d’ailleurs… Il me semble tout à fait impossible que nous ne nous soyons pas découverts avant, dans quelqu’espace que ce soit. Sinon comment expliquer la confiance avec laquelle nous avons propulsé notre vaisseau pour voyager à la vitesse de la lumière depuis neuf ans en construisant une vie qui aurait dû se réaliser en tellement plus d’années. Comment expliquer que je t’aie reconnu, que je savais qu’à toi je n’échapperais pas. C’était écrit.
Je t’ai déjà dit mille mercis au fil des années et tu sais à quel point je te suis reconnaissante de m’avoir ouvert ta vie si stimulante. Tu sais tout ce que je te dois. Alors je te parlerai de mon amour. J’ai appris à respirer sans toi, à me nourrir ailleurs que de toi, à aimer d’autres êtres comme je n’avais jamais aimé avant toi. Cette «individuation» me permet de te voir encore mieux, de t’admirer encore plus et de t’aimer toujours aussi naturellement, aussi intrinsèquement, aussi absolument que je t’ai toujours aimé. Je n’ai presque plus peur. Tu m’as montré les « outils ». Tu m’as guidée. Tu es mon génie récalcitrant ;o)
Rien ne me rends plus fière que cette relation qu’on bâtie jour après jour (3285), et qu’on réussi à rendre si douce et si forte.
Je t’aime Patrick, aussi intégralement qu’on puisse aimer,
Emm (MeLove pour toi)
p.s. Voir L’homme, celui-là, posté le 30 juin 2006
Ce matin, Migaël (notre ainé, 7 ans) m’a demandé combien de semaines il me restait à vivre, d’un ton qui me laissait présumer qu’il n’aurait pas été étonné que je lui réponde « plus que quelques jours, mon amour ». Et j’ai réalisé à quel point je suis l’éternel passé pour lui qui n’aurait pu exister sans la magie de notre rencontre. Sa question se résume à « combien de temps vont-ils encore être là » puisque malgré les leçons de généalogie, pour lui nous avons été créés en même temps que Dieu a fait le ciel et les océans. Peut-être même avant d’ailleurs. Notre neuf ans pour lui doit plus symboliser quelques milliers d’années :o)
Pour moi aussi d’ailleurs… Il me semble tout à fait impossible que nous ne nous soyons pas découverts avant, dans quelqu’espace que ce soit. Sinon comment expliquer la confiance avec laquelle nous avons propulsé notre vaisseau pour voyager à la vitesse de la lumière depuis neuf ans en construisant une vie qui aurait dû se réaliser en tellement plus d’années. Comment expliquer que je t’aie reconnu, que je savais qu’à toi je n’échapperais pas. C’était écrit.
Je t’ai déjà dit mille mercis au fil des années et tu sais à quel point je te suis reconnaissante de m’avoir ouvert ta vie si stimulante. Tu sais tout ce que je te dois. Alors je te parlerai de mon amour. J’ai appris à respirer sans toi, à me nourrir ailleurs que de toi, à aimer d’autres êtres comme je n’avais jamais aimé avant toi. Cette «individuation» me permet de te voir encore mieux, de t’admirer encore plus et de t’aimer toujours aussi naturellement, aussi intrinsèquement, aussi absolument que je t’ai toujours aimé. Je n’ai presque plus peur. Tu m’as montré les « outils ». Tu m’as guidée. Tu es mon génie récalcitrant ;o)
Rien ne me rends plus fière que cette relation qu’on bâtie jour après jour (3285), et qu’on réussi à rendre si douce et si forte.
Je t’aime Patrick, aussi intégralement qu’on puisse aimer,
Emm (MeLove pour toi)
p.s. Voir L’homme, celui-là, posté le 30 juin 2006
lundi 6 avril 2009
J'travaille même pas (chanson)
J’travaille même pas
J’ai trois enfants à la maison
J’passe la journée dans les chaudrons
Pis j’mange même pas
J’ai quand même pris 10 kilos
À les voir bouffer du jell-o
J’travaille même pas
À six heures j’saute du lit
J’ai pas le temps de faire pipi
Y a un dégât
On a la ronde à la maison
Pis tout un bazar dans l’salon
Pour comprendr’ma progéniture
J’ai consulté jusqu’à Bouddha
Mais chaque fois toutes mes lectures
Me laissent frustrée parce que je dois
Y enlever des taches de confiture
J’travaille même pas !
J’travaille même pas
J’connais pus les nouveau acteurs
À part « Bob le bricoleur »
Et puis « Dora »
Dire que j’étais très cultivée
Avant la v’nue de ma couvée
J’travaille même pas
J’ai le statut de « sans emploi »
Avec tout le mépris qu’on en reçoit
Surtout par choix
Ben oui c’est vrai j’ai décidé
De m’auto incarcérer
Y a pus moyen d’faire l’épic’rie
Sans voir se tourner les têtes
Comme si j’étais une abrutie
Venue jouer les trouble-fête
En exhibant ma trilogie
J’travaille même pas
J’travaille même pas
Tous les jours en plein festival
Ou dans un show heavy métal
On s’entend pas
Ou c’est la voix de la p’tite dernière
Qui fait cinq sur l’échelle Richter !
J’travaille même pas
Toute la journée je torche des nez
Des fesses, d’la vaisselle pis des planchers
En pyjama
J’prends pus la peine de m’arranger
J’vois pus personne de plus de quatre pieds
J’prends pus la peine de me faire belle
J’vois pas d’autre chose que des bébelles
J’envie les monoparentales
Qui ont une fin de semaine sur deux
Pour leur éviter l’hôpital
Et surtout St-Jean de Dieu
Pour pas dev’nir malade mentale !
J’travaille même pas…
J’travaille même pas
J’entends « maman » aux deux minutes
Pis moi j’répète « chut » « chut » « chut »
Comme un mantra
J’égrenne les heures jusqu’à sept heures
Pis là… j’tombe en état d’apesanteur
Je rêve souvent d’une île déserte
Pour quand j’aurai purgé ma peine
Une place sans taches, ni cris, ni pets
Où j’pourrai redev’nir sereine
Mais des enfants c’est à perpet !
J’suis condamnée !
29 décembre 2005
J’ai trois enfants à la maison
J’passe la journée dans les chaudrons
Pis j’mange même pas
J’ai quand même pris 10 kilos
À les voir bouffer du jell-o
J’travaille même pas
À six heures j’saute du lit
J’ai pas le temps de faire pipi
Y a un dégât
On a la ronde à la maison
Pis tout un bazar dans l’salon
Pour comprendr’ma progéniture
J’ai consulté jusqu’à Bouddha
Mais chaque fois toutes mes lectures
Me laissent frustrée parce que je dois
Y enlever des taches de confiture
J’travaille même pas !
J’travaille même pas
J’connais pus les nouveau acteurs
À part « Bob le bricoleur »
Et puis « Dora »
Dire que j’étais très cultivée
Avant la v’nue de ma couvée
J’travaille même pas
J’ai le statut de « sans emploi »
Avec tout le mépris qu’on en reçoit
Surtout par choix
Ben oui c’est vrai j’ai décidé
De m’auto incarcérer
Y a pus moyen d’faire l’épic’rie
Sans voir se tourner les têtes
Comme si j’étais une abrutie
Venue jouer les trouble-fête
En exhibant ma trilogie
J’travaille même pas
J’travaille même pas
Tous les jours en plein festival
Ou dans un show heavy métal
On s’entend pas
Ou c’est la voix de la p’tite dernière
Qui fait cinq sur l’échelle Richter !
J’travaille même pas
Toute la journée je torche des nez
Des fesses, d’la vaisselle pis des planchers
En pyjama
J’prends pus la peine de m’arranger
J’vois pus personne de plus de quatre pieds
J’prends pus la peine de me faire belle
J’vois pas d’autre chose que des bébelles
J’envie les monoparentales
Qui ont une fin de semaine sur deux
Pour leur éviter l’hôpital
Et surtout St-Jean de Dieu
Pour pas dev’nir malade mentale !
J’travaille même pas…
J’travaille même pas
J’entends « maman » aux deux minutes
Pis moi j’répète « chut » « chut » « chut »
Comme un mantra
J’égrenne les heures jusqu’à sept heures
Pis là… j’tombe en état d’apesanteur
Je rêve souvent d’une île déserte
Pour quand j’aurai purgé ma peine
Une place sans taches, ni cris, ni pets
Où j’pourrai redev’nir sereine
Mais des enfants c’est à perpet !
J’suis condamnée !
29 décembre 2005
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